A TOUCH OF SIN, l’année du tigre

Avant la sortie imminente du plus récent film de Jia Zhangke AU-DELÀ DES MONTAGNES (vendredi 27 mai), retour sur son film précédent, le puissant A TOUCH OF SIN, l’un des meilleurs longs métrages de la présente décennie.

A Touch of Sin

Pour bien comprendre un pays et les différents enjeux sociaux, politiques et économiques qui s’y déroulent, il suffit de regarder les œuvres des artistes qui sont en réaction face aux décisions précises par l’élite en place. Depuis le réveil du dragon chinois, Jia Zhangke est probablement le  cinéaste de ce pays qui se distingue de tous les autres, avec le prolifique Wang Bing, pour l’acuité de son regard sur ses compatriotes. Autant dans ses documentaires que dans ses fictions, Jia Zhangke témoigne de la Chine moderne et des dérives de sa fulgurante ascension à l’économie de marché. A TOUCH OF SIN, son 10e long métrage est peut-être le plus virulent de tous ses constats.

Construit en quatre chapitres qui s’enchaînent de manières astucieuses, le chef de file de la 6e génération de réalisateurs chinois revient en force à la fiction, son chef d’œuvre STILL LIFE datant déjà de 2006. Prix du scénario au Festival de Cannes en 2013, A TOUCH OF SIN est aussi un exemple probant d’un réalisateur doué dédié à son art.

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