25e Cinémania, mi-parcours

la vérité

Le 25e anniversaire du Festival Cinémania se poursuit jusqu’à dimanche prochain. Pour faire suite à mon précédent article sur 5 films à ne pas manquer, il reste encore plusieurs pépites cinématographiques à découvrir. Entre autres, LA VÉRITÉ le tout nouveau Hirokazu Kore-eda, son premier long métrage tourné dans une autre langue que le japonais, mettant en vedette Catherine Deneuve et Juliette Binoche.

En plus d’UNE INTIME CONVICTION et LES MISÉRABLES, voici tous les films que j’ai pu voir à la mi-parcours:

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LE DAIM, changer de peau

LE DAIM de Quentin Dupieux ⭐⭐⭐⭐

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Fort de quelques-uns des plus beaux ovnis cinématographiques de la récente décennie (entre autres le pneu tueur de RUBBER et la mise en abyme sans fin de RÉALITÉ) l’univers de Quentin Dupieux continue son expansion avec probablement son oeuvre la plus aboutie et la plus pertinente, le jouissif et inquiétant LE DAIM.

Pour ce septième long métrage (NON FILM étant un moyen métrage de 42 minutes), le cinéaste trouve en Jean Dujardin son parfait alter ego, un homme qui craque pour un manteau en daim et qui s’improvisera réalisateur, suite au cadeau d’une caméra-vidéo offerte par l’ancien propriétaire du dit blouson. Là où tout bascule, c’est lorsque ce Georges prend la décision (ou est-ce celle de la peau de daim) d’être le seul a posséder une veste dans ce coin perdu des Pyrénées.

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Vus et pas (encore) vus au 48e FNC

Synonymes

Quentin Dolmaire, Tom Mercier & Louise Chevillotte dans la décharge SYNONYMES de Nadav Lapid

En pleine saison des couleurs, l’aîné des festivals de cinéma montréalais tentera de nous en mettre plein la vue, encore une fois. Le Festival du nouveau cinéma se réinvente un peu avec l’arrivée d’une nouvelle directrice de la programmation (Zoé Protat) et quelques thématiques (une chance unique de revoir l’un des meilleurs films de la décennie, le clairvoyant TAKE SHELTER de Jeff Nichols), mais dans l’ensemble nous avons toujours ce juste mélange de titres primés dans les grands festivals et de nombreux objets cinématographiques non identifiés.

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L’HEURE DE LA SORTIE, film intelligent

L’HEURE DE LA SORTIE de Sébastien Marnier ⭐⭐⭐⭐

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Le film débute sur un plan fixe du soleil, que l’on sent lourd, puissant dans sa lumière qui brûle le regard, appuyé par un son strident, qui intensifie ce sentiment de malaise. La séquence suivante, nous sommes dans une classe où un professeur ouvre précipitamment les fenêtres, comme pour remonter à la surface, retrouver un peu d’air, un ultime souffle, fixant la sueur qui perle sur les nuques de ses élèves, il avance une chaise sur le bord de l’ouverture, il y monte et en sans hésitation il se lance dans le vide. Le ton est donné, bienvenue dans L’HEURE DE LA SORTIE, le nouveau thriller du cinéaste Sébastien Marnier.

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LES FAUVES, la belle bête

LES FAUVES de Vincent Mariette ⭐⭐⭐1/2

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L’enfance est vraiment une période fascinante, celle qui façonne l’adulte que nous devenons, imprégnant dans notre conscience et notre inconscient, des souvenirs lucides altérés par l’usure du temps, et des échos lointains de peurs qui nous suivront, dans nos rêves, et parfois même dans des moments pleinement éveillés. LES FAUVES de Vincent Mariette est de ceux-là, le cinéaste-scénariste ayant construit son récit sur quelques traces dans sa mémoire, de nuits dans un camping dans la région qu’habitaient ses grands-parents, en Dordogne.

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LES DRAPEAUX DE PAPIER, prendre son envol

LES DRAPEAUX DE PAPIER de Nathan Ambrosioni ⭐⭐⭐1/2

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Une très intéressante question se pose avec l’arrivée sur nos écrans du premier long métrage du jeune Nathan Ambrosioni, LES DRAPEAUX DE PAPIER: comment critique-t-on un film dont la mise en marché repose surtout sur l’âge précoce du cinéaste? Si nous avons eu le cas de notre « prodige » national en la personne de Xavier Dolan, que penser de la proposition cinématographique de ce cinéaste précoce dont un de ses modèles est justement le réalisateur de J’AI TUÉ MA MÈRE?

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ANNA, usine de recyclage

ANNA de Luc Besson ⭐1/2

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Il y a eu Anne Parillaud, Milla Jovovich et Scarlett Johansson, au tour maintenant de la mannequin russe Sasha Luss d’entrer dans l’univers fantasmé du réalisateur Luc Besson. Son 18e long métrage s’intitule simplement ANNA, prénom en palindrome pour ce film qui multiplie inutilement les sauts dans le temps, du début à la fin.

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