LE JEUNE KARL MARX, échos du passé

Après le percutant I’M NOT YOUR NEGRO, le cinéaste d’origine haïtienne Raoul Peck nous propose un autre regard sur le passé pour mieux illustrer le présent dans son passionnant LE JEUNE KARL MARX.

Contrairement au sujet de son film, Peck n’a pas voulu révolutionner la forme. Et c’est un choix judicieux pour rendre accessible les pensées de ce grand penseur qu’était Karl Marx.

Voici donc ma critique à l’émission LA MATINALE sur les ondes de CIBL 101.5 FM.

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46e FNC, mi-parcours

Les yeux un peu noircis, le bas du dos plus sensible, mais toujours le même goût de la découverte devant la manne de cette nouvelle édition du Festival du Nouveau Cinéma.

À la mi-parcours, voici mes cotes pour l’ensemble des 26 films que j’ai vus:

LES AFFAMÉS de Robin Aubert, ⭐⭐⭐⭐

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AVA, le cinéma ne rend pas aveugle

Présenté au 46e Festival du Nouveau Cinéma, AVA de Léa Mysius est un magnifique premier film, fait avec fougue et intelligence.

Le nom de la jeune actrice Noée Abita, l’interprète d’Ava, s’est propagé rapidement dans le milieu du cinéma, Philippe Lesage lui ayant offert le rôle de Charlotte dans son 3e long métrage de fiction GÉNÈSE. Facile à comprendre, car elle lève bien haut ce film qu’elle porte sur ses épaules.

Voici ma critique d’AVA à LA MATINALE de CIBL 101.5 FM.

46e FNC, 5 suggestions hors piste

Défricher la programmation du Festival du Nouveau Cinéma, c’est comme choisir l’itinéraire d’un prochain voyage: beaucoup trop d’attraits pour le peu de temps que nous avons sur place. Malgré les 11 jours de projections, il faut déterminer quels films parmi les 383 œuvres proposées capteront notre regard dans l’obscurité.

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S’il y a les éternels incontournables que sont les Bruno Dumont (sa comédie musicale JEANNETTE, L’ENFANCE DE JEANNE D’ARC), Hong Sang-Soo à la deux (LA CAMÉRA DE CLAIRE et THE DAY AFTER), Denis Côté (TA PEAU SI LISSE), Andrei Zvyagintsev (LOVELESS), Yorgos Lanthimos (LA MISE À MORT DU CERF SACRÉ) et le palmé Ruben Östlund (THE SQUARE), plusieurs films ayant moins de visibilité pourraient vous échapper.

Voici donc 5 longs métrages qui méritent votre attention.

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VOLCAN, terre de glace et de feu

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En janvier 1973, une longue fissure de plus d’un kilomètre et demi se forma sur l’île Heimaey, la seule habitée dans l’archipel des îles Vestmann en Islande. Les images spectaculaires de cette éruption volcanique au pied d’un village côtier ouvrent le premier long métrage du réalisateur Rúnar Rúnarsson. De nombreuses résidences furent détruites, provocant l’exode forcé de milliers de personnes vers l’île principale de l’Islande.

Hannes, personnage central de Volcan, est l’un d’eux. Ce pêcheur reconvertit en concierge arrive à sa retraite après 37 ans de loyauté à la même école. Homme dur et froid, tant avec sa femme que ses enfants, sa vie sera bouleversée, et lui transformé, lorsqu’il devra s’occuper de sa conjointe gravement malade. Si cette prémisse vous semble familière par son thème, il serait vraiment injuste de le comparer au film de Michael Haneke Amour. Contrairement à la Palme d’or de 2012 qui met de l’avant un couple, la Louve d’or 2011 du Festival du Nouveau Cinéma s’intéresse davantage à la confrontation d’un vieil homme face à lui-même, de sa plongée au cœur de son cratère intérieur duquel il tentera d’émerger. Et notons aussi qu’il y a 35 ans d’écart entre les deux réalisateurs, détail non négligeable concernant le jeune islandais pour raconter un sujet qui, à première vue, semble si loin de lui.

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