Les multiples réels des RIDM

ridm

Pour cette 22e édition, les RIDM continuent avec brio leur mission de nous proposer de fascinants points de vue, de nous prouver que la frontière entre le réel et la fiction est plus poreuse que jamais, et de nous offrir une programmation tellement appétissante, qu’encore une fois, la principale difficulté sera de choisir.

Voici quelques œuvres qui méritent notre attention, et qui, en cette époque de fake news et de deepfake, montre que le réel de l’un peut être la fiction de l’autre.

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Vus et pas (encore) vus au 48e FNC

Synonymes

Quentin Dolmaire, Tom Mercier & Louise Chevillotte dans la décharge SYNONYMES de Nadav Lapid

En pleine saison des couleurs, l’aîné des festivals de cinéma montréalais tentera de nous en mettre plein la vue, encore une fois. Le Festival du nouveau cinéma se réinvente un peu avec l’arrivée d’une nouvelle directrice de la programmation (Zoé Protat) et quelques thématiques (une chance unique de revoir l’un des meilleurs films de la décennie, le clairvoyant TAKE SHELTER de Jeff Nichols), mais dans l’ensemble nous avons toujours ce juste mélange de titres primés dans les grands festivals et de nombreux objets cinématographiques non identifiés.

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FONDATIONS, le discours de la forge

FONDATIONS d’Olivier D. Asselin ⭐⭐⭐1/2

fondations

Tout naît du feu, de la planète sur laquelle nous habitons, aux sinueux chemins qui ont menés l’humain de l’âge de pierre à l’ère industrielle. Et ce feu sacré, certains le portent en eux, au plus profond de leur être, comme une raison de vivre, une source de combustion interne qui les rend capable de traverser de multiples épreuves sans jamais altérer leur vision, leur travail, leur vocation. Tel semble être le destin de Mathieu Collette, noble et puissant forgeron, porte étendard d’un métier qui ne veut pas mourir. Il est le protagoniste, que dis-je, le souffle et la force de FONDATIONS, nouveau documentaire d’Olivier D. Asselin, au titre évocateur d’un passé profondément ancré dans un précieux savoir-faire qu’il ne faut pas perdre, peu importe le coût.

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10e anniversaire de Cinéma sous les étoiles

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Mardi 25 juin, c’est aujourd’hui que débute un 10e été de projections gratuites et citoyennes pour Cinéma sous les étoiles, projet porté à bouts de bras par l’équipe de Funambules Médias.

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IMPETUS, le grand pas en avant

impetus

Créer, ce geste de puiser en soi, d’y trouver matière à construire des bouts de réel aussi fictifs soient-ils, de jouer avec les frontières et les codes d’un art centenaire, de prendre le temps nécessaire pour que toutes ces images sonores s’apprivoisent entre elles, deviennent un ensemble cohérent et harmonieux. Et ensuite, le grand vertige, partager ce travail, cette composition d’élans et de doutes, où les moments de grandes solitudes ont côtoyé des précieux instants de complicité. Étendre sur la grande toile blanche cette lumière intime, qui prend vie une seconde fois (où est-ce la première?) dans les yeux curieux des spectateurs.

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2018 – Mes 30 meilleurs films

Border

Une des belles surprises de 2018, le mystérieux film suédois BORDER du danois Ali Abbasi

Dans un an à pareille date, la décennie 2010-2019 se terminera. Quels films de l’année 2018 nous resteront encore en tête? Impossible encore d’y répondre, mais en regardant les 30 titres qui ont marqué mes 12 derniers mois, plusieurs œuvres diffusées tôt dans l’année ressortent de manière convaincante dans le haut de mon classement.

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CARCASSES, collision frontale entre le réel et la fiction

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Denis Côté l’a souvent affirmé, CARCASSES est son film préféré parmi toutes ses réalisations. Son 4e long métrage est arrivé tout de suite après ELLE VEUT LE CHAOS, œuvre que le cinéaste voulait plus grand public mais qui en a laissé plusieurs dubitatifs. En grande partie en réaction, mais aussi par amour du cinéma, Côté propose alors un véritable ovni cinématographique, dans lequel la fiction happe le réel sans trop crier gare.

CARCASSES c’est avant tout un lieu, un immense cimetière à aire ouverte de bagnoles qui agonisent au soleil. Sans pouvoir nous situer au cœur de ce décor aux allures post-apocalyptiques, nous y découvrons Jean-Paul Colmor toujours occupé à démembrer ses carrosseries tel un docteur Frankenstein. Le vieil homme vif et efficace semble être prisonnier de sa propre ambition, cette idée folle de tout vouloir conserver, comme s’il savait l’arrivée d’un drame prochain que nous ignorons encore. Mais plutôt que de nous faire un portrait humain et chaleureux de ce charmant monsieur atypique, Côté explore davantage l’univers dans lequel il évolue pour mieux en cerner sa singularité.

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