48e FNC, mi-parcours

Mariage

Scarlett Johansson, & Adam Driver épatants dans MARRIAGE STORY de Noah Baumbach

Après 5 journées pleines et plus d’une vingtaine de films derrière la cravate, c’est déjà le moment de faire un survol du 48e Festival du Nouveau Cinéma. Année de transition au niveau de la programmation, les valeurs sûres ne déçoivent pas, mais les découvertes se font plus rares.

Vous trouverez mes courtes critiques des longs métrages A WHITE, WHITE DAY de Hlynur Pálmason, L.A. TEA TIME de Sophie Bédard Marcotte, PERDRIX d’Erwan Le Duc et SYNONYMES de Nadav Lapid dans mon texte précédent Vus et pas (encore) vus au 48e FNC.

Lire la suite

Vus et pas (encore) vus au 48e FNC

Synonymes

Quentin Dolmaire, Tom Mercier & Louise Chevillotte dans la décharge SYNONYMES de Nadav Lapid

En pleine saison des couleurs, l’aîné des festivals de cinéma montréalais tentera de nous en mettre plein la vue, encore une fois. Le Festival du nouveau cinéma se réinvente un peu avec l’arrivée d’une nouvelle directrice de la programmation (Zoé Protat) et quelques thématiques (une chance unique de revoir l’un des meilleurs films de la décennie, le clairvoyant TAKE SHELTER de Jeff Nichols), mais dans l’ensemble nous avons toujours ce juste mélange de titres primés dans les grands festivals et de nombreux objets cinématographiques non identifiés.

Lire la suite

AWAY FROM HER, la maturité du regard

away1

Complice de nombreux cinéastes canadiens pendant les années 90, David Cronenberg (eXistenZ), Don McKellar (LAST NIGHT) et particulièrement Atom Egoyan pour lequel elle a rayonné dans THE SWEET HEREAFTER, l’actrice Sarah Polley est passée naturellement derrière la caméra où elle a écrit et réalisé AWAY FROM HER, prix Claude-Jutra en 2006.

Lire la suite

VOLCAN, terre de glace et de feu

FINE_AND_MELLOW_AND_ZIK_ZAK_FILMWORKS_3

En janvier 1973, une longue fissure de plus d’un kilomètre et demi se forma sur l’île Heimaey, la seule habitée dans l’archipel des îles Vestmann en Islande. Les images spectaculaires de cette éruption volcanique au pied d’un village côtier ouvrent le premier long métrage du réalisateur Rúnar Rúnarsson. De nombreuses résidences furent détruites, provocant l’exode forcé de milliers de personnes vers l’île principale de l’Islande.

Hannes, personnage central de Volcan, est l’un d’eux. Ce pêcheur reconvertit en concierge arrive à sa retraite après 37 ans de loyauté à la même école. Homme dur et froid, tant avec sa femme que ses enfants, sa vie sera bouleversée, et lui transformé, lorsqu’il devra s’occuper de sa conjointe gravement malade. Si cette prémisse vous semble familière par son thème, il serait vraiment injuste de le comparer au film de Michael Haneke Amour. Contrairement à la Palme d’or de 2012 qui met de l’avant un couple, la Louve d’or 2011 du Festival du Nouveau Cinéma s’intéresse davantage à la confrontation d’un vieil homme face à lui-même, de sa plongée au cœur de son cratère intérieur duquel il tentera d’émerger. Et notons aussi qu’il y a 35 ans d’écart entre les deux réalisateurs, détail non négligeable concernant le jeune islandais pour raconter un sujet qui, à première vue, semble si loin de lui.

Lire la suite