VENDREDI 19 JANVIER 2018, SORTIES CINÉ

DESTIERROS d'Hubert Caron-Guay

Incontournable documentaire, DESTIERROS d’Hubert Caron-Guay.

Quatre longs métrages sortent du lot des sorties de la semaine, un documentaire et trois fictions, dont le tout nouveau Michael Haneke et le plus ambitieux des films québécois des récentes années.

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Vendredi 12 janvier 2018, sorties ciné

PHANTOM THREAD de P.T. Anderson

PHANTOM THREAD, le retour du duo Paul Thomas Anderson & Daniel Day-Lewis.

Beaucoup de sorties cette semaine, dont le très attendu PHANTOM THREAD de Paul Thomas Anderson, dans lequel Daniel Day-Lewis fait ses adieux au jeu devant la caméra. Malheureusement, je ne l’ai pas encore vu, mais il y a 5 autres films sur lesquels j’ai posé mon regard.

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Le retour de BLADE RUNNER

Après les impressionnants SICARIO et ARRIVAL, il est normal de considérer BLADE RUNNER 2049 de Denis Villeneuve comme l’un des films les plus attendus cette année. Et bonne nouvelle, Roger Deakins est de retour derrière la caméra comme directeur-photo. Sortie prévue le 6 octobre 2017.

Voici de toutes nouvelles images de la suite du chef d’oeuvre de Ridley Scott, en plus d’extraits d’entrevue avec le cinéaste québécois et ses acteurs principaux, Ryan Gosling & Harrison Ford, et Monsieur Scott.

LO AND BEHOLD, Herzog et les internets

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C’est le 29 octobre 1969 dans la pièce 3420 de l’Institut de recherche de l’Université Stanford que la toute première connexion entre deux ordinateurs a eu lieu. Prémisse de ce qui deviendra quelques années plus tard notre internet et aussi du fascinant documentaire de Werner Herzog, LO AND BEHOLD – REVERIES OF THE CONNECTED WORLD.

En 10 chapitres, cet essai cinématographique du vétéran cinéaste allemand ratisse large et dans toutes les directions, à l’image de son sujet. S’il est impossible de traiter de tous les aspects d’internet en moins de deux heures, il faut dire que le réalisateur de GRIZZLY MAN montre tout son savoir-faire en gardant son principal objectif, démontrer notre grande vulnérabilité face à cet invention souvent hors de contrôle qui, paradoxalement, contrôle de plus en plus nos vies.

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9 films à voir cet été

Comme toujours, l’été est souvent un désert cinématographique pour les cinéphiles qui veulent voir autres choses que des films usinés par les gros studios américains. Si nous pouvons toujours compter sur le festival FANTASIA pour nous proposer vraiment du cinéma audacieux et hors des sentiers battus, il faudra aussi ajouter la Cinémathèque québécoise qui nous promet plusieurs bijoux de la Nouvelle vague française.

C’est aussi souvent dans les parcs que les trouvailles se font. La dynamique équipe de Funambules Médias sera de retour pour la 7e édition du Cinéma sous les étoiles (horaire à venir sous peu). Et plusieurs festivals investissent aussi les lieux publics comme les RIDM et Cinémania.

En fouillant un peu, il y a tout de même 9 films qui mériteront une visite dans les salles obscures cet été.

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CHEVALIER de Athiná-Rachél Tsangári (vendredi 17 juin)

Après le rafraîchissant ATTENBERG, la réalisatrice grecque est de retour avec CHEVALIER. Tout comme son compatriote Yórgos Lánthimos (CANINE, ALPS, THE LOBSTER), dont elle produit les films, Tsangári a toujours une prémisse assez singulière. Dans ce cas-ci, il s’agit de 6 hommes coincés sur un yacht de luxe, qui s’affronteront dans une compétition à savoir « qui est le meilleur en général ». L’humour absurde et les malaises seront sûrement encore présents.

Pour voir la bande-annonce.

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Suivre Jeff Nichols

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En voyant le premier ou le deuxième film de jeunes cinéastes, il est possible de savoir que nous attendrons toujours impatiemment leur prochaine réalisation. Pour ma part, se fut le cas en découvrant les Harmony Korine, Denis Côté, Lars von Trier, Leos Carax, Hirokazu Kore-eda, David Michôd, Fatih Akin et tant d’autres.

L’américain Jeff Nichols figure au haut de cette liste. En seulement 3 longs métrages (SHOTGUN STORIES en 2007, le formidable TAKE SHELTER en 2011 et MUD en 2012), ce scénariste de grand talent a réussi à créer de grandes attentes pour tous ses projets à venir. Il sait développer des histoires accrocheuses avec des personnages souvent tourmentés mais rarement agités, hantés par leur passé et craignant souvent l’avenir. De belles métaphores sur l’Amérique contemporaine, teintées d’un esprit et d’un rythme typique des états du sud.

Présentement en compétition officielle au Festival de Berlin, son tout nouveau MIDNIGHT SPECIAL intrigue par son approche fantastique, thème sous-jacent dans son oeuvre la plus puissante et la plus achevée, TAKE SHELTER avec son acteur fétiche Michael Shannon.

Cette cavale père-fils pour protéger le jeune aux pouvoirs surnaturels nous arrivera sous peu, le 18 mars, et elle confirmera sûrement l’étendu du talent de Nichols. Il termine déjà une autre production, LOVING, qui sortira peut-être avant la fin de l’année.

Les images d’Emmanuel Lubezki

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En fin de semaine, le directeur-photo d’origine mexicaine Emmanuel Lubezki a marqué l’histoire du cinéma avec ses images pour THE REVENANT d’Alejandro G. Iñárritu. Il est devenu le premier de sa profession à remporter trois années consécutives le prestigieux ASC Awards (le prix remit par l’American Society of Cinematographers, donc par ses pairs) et aussi le seul à l’obtenir pour une 5e fois dans sa carrière (CHILDREN OF MEN d’Alfonso Cuarón en 2006, THE TREE OF LIFE de Terrence Malick en 2011, GRAVITY d’Alfonso Cuarón en 2013, BIRDMAN d’Alejandro G. Iñárritu et maintenant THE REVENANT du même cinéaste).

Il y a aussi de très forte chance qu’il devienne le premier chef opérateur à monter sur la scène du Dolby Theater une troisième fois en trois ans pour soulever le précieux Oscar (toutes catégories confondues, c’est Walt Disney qui détient l’impressionnant record de 8 Oscar consécutifs).

En regardant les projets sur lesquels Lubezki travaille, nous pouvons nous demander jusqu’à quel point il ne devient pas coréalisateur de ceux-ci tellement son influence et sa marque sont identifiables. Impossible de le séparer des plus récents Malick et  Cuarón, et maintenant d’Iñárritu.

En attendant KNIGHT OF CUPS de Terrence Malick qui nous arrivera le 4 mars prochain, ce montage prouve sans l’ombre d’un doute que toutes les images d’Emmanuel Lubezki sont des moments cinématographiques précieux.