UN HOMME QUI CRIE, lumière silencieuse

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Adam, ancien champion de natation d’Afrique centrale, est maître-nageur dans  hôtel de luxe de la capitale tchadienne, Ndjamena. Cette piscine « c’est toute ma vie » dira-t-il et aussi sa fierté, là où tout le monde le surnomme « Champion ». Mais la guerre contre les rebelles est à leurs portes et la crise économique s’invite aussi dans cette histoire où, jusque-là, tout baigne. Mahamat Saleh Haroun poursuit son exploration sans compromis de son pays dans UN HOMME QUI CRIE.

Titre emprunté à l’œuvre poétique CAHIER D’UN RETOUR AU PAYS NATAL du martiniquais Aimé Césaire, Mahamat Saleh Haroun s’en inspire pour raconter la dissolution lente d’un homme droit et exemplaire. Magnifiquement campé par Youssouf Djaoro (déjà présent dans le précédent DARATT du réalisateur tchadien), son personnage d’Adam affrontera l’adversité sans baisser les bras, mais surtout sans jamais baisser la tête. Car son honneur, c’est tout ce qui lui reste.

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