DIANE A LES ÉPAULES, vouloir aimer

DIANE A LES ÉPAULES de Fabien Gorgeart ⭐1/2

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DIANE A LES ÉPAULES est un film qu’on souhaite aimer.

Il s’agit d’un séduisant premier film, avec une actrice qui a trop rarement la place qu’elle mérite pour déployer tout son talent (la très juste Clotilde Hesme, César du meilleur espoir féminin en 2012 pour le magnifique ANGÈLE & TONY d’Alix Delaporte) et un sujet d’actualité riche en…rebondissement (les mères porteuses).

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BONNE POMME, retrouvailles

BONNE POMME de Florence Quentin ⭐⭐⭐

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Connue surtout pour ses scénarios finement drôles et révélateurs des premiers films d’Étienne Chatiliez (d’UN LONG FLEUVE TRANQUILLE à LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ), Florence Quentin sait comment nous accrocher d’un simple échange entre deux personnages.

Campé dans un village esquissé à grands traits, la cinéaste assume pleinement ce ton nostalgique et bon enfant. Mais BONNE POMME, c’est avant tout la 10e réunion à l’écran de Deneuve/Depardieu, duo mythique du film de François Truffaut LE DERNIER MÉTRO.

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Meilleurs de 2017 – Premiers films

Avec la fin d’année qui approche, poursuite de cette rétrospective cinématographique de 2017 avec le passage au premier long métrage pour de jeunes cinéastes.

J’aime beaucoup les premiers films, souvent fondateurs d’une oeuvre à venir. Avec le recul, il est fascinant d’y retrouver des thèmes, des manières de faire, des promesses qui se confirmeront plus tard dans leur filmographie.

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MES NUITS FERONT ÉCHO de Sophie Goyette

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PETIT PAYSAN, angoisse agricole

Une des belles surprises de la 23 édition du Festival Cinémania, c’est sans nul doute l’efficace drame PETIT PAYSAN, premier long métrage très réussi du cinéaste français Hubert Charuel.

Lointain cousin de MARÉCAGES de Guy Édoin, ce suspense agricole nous fait vivre de l’intérieur le lourd quotidien d’un jeune fermier prénommé Pierre (et admirablement interprété par Swann Arlaud vu dans le solide MICHAEL KOHLHAAS d’Arnaud des Palières).

Voici ma critique à LA MATINALE de CIBL 110.5 FM.

23e CINÉMANIA, films vus

Encore plusieurs bons films francophones à savourer pour les 4 derniers jours du Festival Cinémania, dont HAPPY END de Michael Haneke.

Pour l’instant, j’ai visionné 21 longs métrages. Voici mes notes:

AU REVOIR LÀ-HAUT d’Albert Dupontel (film de clôture) ⭐⭐⭐⭐

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23e CINÉMANIA, 5 rendez-vous

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Déjà la 23e édition de ce festival qui ne cesse de s’améliorer au fil du temps. J’ai été présent à tous les ans, début novembre, et je suis toujours aussi emballé de découvrir plusieurs exclusivités françaises, belges, québécoises et d’autres pays francophones.

En attendant de voir plein de nouveaux longs métrages du 2 au 12 novembre, dont ceux de Michael Haneke (HAPPY END), Philippe Garrel (L’AMANT D’UN JOUR), André Téchiné (NOS ANNÉES FOLLES), Claire Denis (UN BEAU SOLEIL INTÉRIEUR), Michaël R. Roskam (LE FIDÈLE), Michel Hazanavicius (LE REDOUTABLE), Martin Laroche (TADOUSSAC) et LE PETIT PAYSAN, 1er long métrage d’Hubert Charuel (dont les échos sont très favorables), voici 5 titres vus qui valent vraiment le détour:

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46e FNC, 5 suggestions hors piste

Défricher la programmation du Festival du Nouveau Cinéma, c’est comme choisir l’itinéraire d’un prochain voyage: beaucoup trop d’attraits pour le peu de temps que nous avons sur place. Malgré les 11 jours de projections, il faut déterminer quels films parmi les 383 œuvres proposées capteront notre regard dans l’obscurité.

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S’il y a les éternels incontournables que sont les Bruno Dumont (sa comédie musicale JEANNETTE, L’ENFANCE DE JEANNE D’ARC), Hong Sang-Soo à la deux (LA CAMÉRA DE CLAIRE et THE DAY AFTER), Denis Côté (TA PEAU SI LISSE), Andrei Zvyagintsev (LOVELESS), Yorgos Lanthimos (LA MISE À MORT DU CERF SACRÉ) et le palmé Ruben Östlund (THE SQUARE), plusieurs films ayant moins de visibilité pourraient vous échapper.

Voici donc 5 longs métrages qui méritent votre attention.

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Les rendez-vous de Leos Carax

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Comment choisir le meilleur film français du nouveau siècle? Exercice périlleux pour un critique lorsque tant de créateurs nous donnent des rendez-vous dans l’obscurité, nous présentant leur histoire, leurs nombreux personnages, leur vision d’un monde qui plus que jamais hésite entre le réel et la fiction, fiction souvent dépassée par les événements du quotidien. Car depuis le début du 21e siècle, la réalité semble vouloir tuer l’imaginaire, la restreindre à des idées qui nous empêchent de rêver, qui permettent seulement de nous évader le temps d’une vue et d’en ressortir trop souvent déçu par ce manque flagrant de créativité, d’idées nouvelles. En 2012, un réalisateur plus que tout autre a compris que le cinéma demeure avant tout le plus beau des songes éveillés. Et le sien, HOLY MOTORS, nous a à la fois éblouis, bouleversés et choqués. Merci de ce bel objet cinématographique Leos Carax.

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Mes 50 meilleurs films français du 21e siècle

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Il y a quelques jours, les critiques Eric Kohn & David Ehrlich d’IndieWire se sont amusés à lister les 25 meilleurs longs métrages français depuis le début des années 2000. Comme toujours, ce type d’exercice est périlleux, car plusieurs titres seront sacrifiés ou carrément oubliés. En plus, au Québec il demeure impossible de bien couvrir tous les films qui prennent l’affiche dans l’Hexagone, car la distribution est beaucoup plus restreinte.

Voici donc mes 50 films préférés produits en France depuis le 1er janvier 2000.

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LE SILENCE DE LA MER, film miracle

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Avec tous les obstacles qu’ils ont dû affronter et les embûches qu’ils ont su déjouer, certains films sont de véritables miracles. LE SILENCE DE LA MER de Jean-Pierre Melville est l’un d’eux.

Si le nom de Melville est surtout associé à un certain renouveau du film policier (LE DOULOS, LE DEUXIÈME SOUFFLE, LE SAMOURAÏ), genre qu’il marquera au point d’influencer de nombreux cinéastes des générations suivantes (les frères Coen, Quentin Tarantino), c’est dans ce premier long métrage que l’on découvre la signature forte et très maniéré du réalisateur. C’est aussi, sans le savoir encore, l’illustration d’un thème qui le marquera, celui de l’occupation (revisité aussi dans LÉON MORIN, PRÊTRE et L’ARMÉE DES OMBRES).

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